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Manager en open space

Manager en open space
Divers

Je réfléchis depuis longtemps à la question suivante : Est-il possible de manager en open space ? Ou bien posons la question autrement : Est-il possible de manager sans avoir son propre bureau et en étant au milieu de son équipe en permanence ? Cela ne me semble pas impossible – loin de là – mais difficile.Une des fonctions essentielles du manager est de communiquer. Son rôle, à au moins 80% de son temps, est de transmettre des informations et d’écouter ses collaborateurs. Le manager ou middle manager représente l’autorité du groupe pour lequel il travaille et assure la cohésion de son équipe dans le but d’atteindre les objectifs fixés. Et il arrive parfois – parfois trop souvent – que les décisions du comité de direction ne soient pas en adéquation avec les siennes.

Ce dernier vit alors un conflit intérieur violent et se retrouve seul face à la pression de sa hiérarchie et celle des membres de son équipe. Ses émotions sont donc plus difficiles à cacher quand il est en open space.

Et alors ?! Eh bien… les collaborateurs ont souvent tendance à idéaliser la fonction de manager. Ils veulent quelqu’un de charismatique, qui a du pouvoir, qui n’a pas de faiblesses, qui les sécurise, qui est à leur écoute, qui développe leur potentiel etc. Ils n’ont pas envie de voir ses émotions et ses tourments sur son visage.

Je trouve plus simple que le manager ait son propre bureau dont la porte reste ouverte quand il peut se rendre disponible pour ses collaborateurs et dont la porte est fermée quand il a besoin de la confidentialité nécessaire à l’exercice de ses fonctions ou à son intimité – j’entends par là se retrouver seul face à lui-même et prendre du recul.

Prenons un exemple concret. Un collaborateur commet un impair auprès d’un client. En open space, le manager peut avoir deux réactions. La première, celle de réagir à chaud en le recadrant devant ses collègues – ce qui crée des tensions et un climat pesant. La seconde, il demande à son collaborateur de le suivre devant tous ses collègues pour lui donner ses recommandations en aparté – ce qui peut générer un soupçon de paranoïa dans l’équipe.

J’exagère un peu. Il existe bien sûr des managers qui s’y prennent très bien pour régler ce genre de situation sans heurts et qui savent se montrer discrets – mais c’est plus difficile.
Dans la même situation, le manager qui a son bureau n’entend pas forcément l’impair de son collaborateur. Ce dernier vient le voir dans son bureau pour lui demander conseil. Ou le manager, qui finit par entendre parler de ce souci de gestion de relation client, demande à son collaborateur, à un moment opportun, de le rejoindre dans son bureau. Il ne réagit pas à chaud mais à tête reposée. Après quelques explications, il tâche d’apporter des solutions.

Avoir un lieu fermé permet au manager d’éviter paroles et actes impulsifs et favorise une prise de recul face aux situations. L’open space qui symbolisait, ces dernières années, la modernité (et les économies) au sein des organisations, est depuis quelque temps remis en cause, notamment dans le livre d’Alexandre Des Isnards et de Thomas Zuber : L’Open space m’a tuer

Cet ouvrage et l’open space seront des thématiques abordées dans des prochains billets. En attendant, si vous souhaitez me faire part de vos expériences de management en open space, je vous invite à laisser un commentaire.

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