L’outplacement est une procédure mise en place pour faciliter le retour à l’emploi d’un travailleur licencié. Cette procédure ne relève pas toujours d’une obligation légale, et pourtant, les salariés licenciés comme les entreprises ont intérêt à y recourir. (Si vous souhaitez en savoir plus sur la définition de l’outplacement)

Pourquoi un salarié licencié doit-il accepter l’outplacement ?

Si le salarié ne fait pas l’objet d’un licenciement pour faute grave, il peut bénéficier d’une prestation d’outplacement. Cette procédure relève même d’une obligation légale si le licenciement est motivé par des raisons économiques. Le salarié est pourtant libre d’accepter ou de refuser l’offre d’outplacement qui lui est proposée. Certains font le parti de refuser l’offre, préférant toucher un package financier de départ assez conséquent. Refuser cette offre n’est pourtant pas toujours un choix judicieux, puisque dans un contexte de l’emploi assez morose, retrouver de l’emploi peut prendre du temps. Pôle emploi a affirmé qu’en 2015, la période de chômage moyenne est de 15 mois. Par ailleurs, las de rester inactif, le salarié licencié peut être contraint d’accepter une offre de travail pour laquelle il est surqualifié. En acceptant l’outplacement, le salarié licencié aura pourtant plus de facilité à retourner sur le marché du travail. De plus, il multiplie ses chances de trouver un poste dont la rémunération est supérieure ou égale à celle qu’il a obtenue pour son précédent emploi. Une étude récente menée par Syntec sur près de 12 cabinets d’outplacement a révélé que plus de la moitié des salariés licenciés qui bénéficient de leur prestation de reclassement professionnel (57 %) retournent sur le marché du travail en l’espace de 9 mois, d’autres retrouvent même un nouveau travail en adéquation avec leurs expériences et compétences en l’espace de 6 mois. Par ailleurs, près de 80 % d’entre eux touchent une rémunération supérieure ou égale à celle qu’ils ont reçue sur leur précédent poste. Ce retour rapide à l’emploi s’explique par le fait que le salarié licencié en outplacement bénéficie d’un accompagnement permanent et personnalisé, assuré par des professionnels expérimentés. Le consultant en charge de l’outplacement lui prodigue des conseils judicieux et fait un suivi permanent de ses démarches de retour à l’emploi. L’accompagnement débute toujours par l’établissement d’un bilan personnel du salarié licencié et une analyse de ses compétences professionnelles pour identifier les différentes possibilités de retour à l’emploi. Une fois ce bilan préalable effectué, le consultant et le bénéficiaire formalisent le nouveau projet professionnel et mettent en place la stratégie de démarche active afin de concrétiser le projet au plus vite.

Pourquoi l’entreprise doit-elle mettre en place un outplacement ?

Pour une entreprise, l’outplacement n’est obligatoire que dans le cadre d’un licenciement économique touchant une partie de son personnel (10 au minimum). Pourtant, mettre en place une telle procédure pour chaque collaborateur qui quitte l’entreprise dans le cadre d’une rupture conventionnelle du contrat de travail présente de multiples avantages. Tout d’abord, il permet à la société de garder une bonne réputation. Le fait d’aider ses anciens collaborateurs à retrouver rapidement un nouvel emploi impacte en effet positivement l’image « employeur » de la société. Mais au-delà de cette amélioration de l’image générale de l’image de l’entreprise, l’outplacement permet de rendre la rupture de contrat beaucoup plus sereine. Parfois, le licenciement peut aboutir à une contestation auprès des Prud’hommes. En proposant l’outplacement à l’un de ces collaborateurs, l’employeur atténue quelque peu le côté contraignant du licenciement et améliore les relations entre les deux parties. Pour les collaborateurs restants, le fait de savoir qu’une procédure d’outplacement sera mise en place en cas de licenciement a un effet rassurant et atténue la peur du licenciement puisqu’ils savent que si cela a lieu, cela aboutira sur un rebond positif de leur carrière.