L’époque où l’outplacement est l’apanage d’une catégorie spécifique d’employés est révolue. Aujourd’hui, la pratique s’est démocratisée et les salariés en départ négociés ou licenciés (à condition que ce ne soit pas pour un motif grave) peuvent bénéficier de cette prestation d’accompagnement. Après avoir vu les bénéfice de l’Outplacement,  voici les modalités pratiques qui vous aideront à mieux comprendre cette procédure.

Qui doit avoir l’initiative de l’outplacement ?

L’outplacement peut être mis en place à l’initiative de l’employeur ou du salarié licencié ou qui a négocié son départ. L’outplacement ne faisant pas toujours l’objet d’une obligation légale, l’employeur n’est pas obligé de proposer cette prestation lorsqu’il décide de se séparer de l’un de ses collaborateurs. Toutefois, pour véhiculer une image positive de son entreprise, d’une part, et remercier le salarié en partance des services rendus, d’autre part, l’employeur conçoit souvent à offrir cet accompagnement à l’un de ses collaborateurs. Généralement, ce sont les cadres et les cadres dirigeants qui bénéficient de cet accompagnement. Il faut toutefois noter que si le licenciement touche plusieurs salariés, 10 au moins, la mise en place d’une procédure d’outplacement est obligatoire. Si vous avez fait l’objet d’un licenciement ou avez négocié votre départ, vous pouvez faire la demande d’un outplacement auprès de votre employeur. Ce dernier ne peut pas en principe vous refuser cette faveur.

Le coût et le financement de l’outplacement

Si vous avez décidé de recourir à l’outplacement, sachez que le coût de cette prestation est assez hétérogène. Les cabinets sont en effet libres de fixer le tarif de leur prestation, d’où l’intérêt de bien comparer les offres avant d’arrêter votre choix sur un prestataire. Le tarif appliqué par le spécialiste de l’outplacement varie en fonction de la durée de l’intervention, la catégorie professionnelle à laquelle appartient la personne outplacée, et le secteur d’activité dans lequel il exerce. Certains cabinets présentent une facture forfaitaire, tandis que d’autres établissent leur facturation sur la base de la rémunération annuelle de la personne prise en charge. D’une manière générale, le tarif pour un outplacement collectif se situe en moyenne entre 2000 et 4000 euros par personne outplacée. S’il s’agit d’un outplacement individuel, la fourchette est beaucoup plus large puisqu’il faut compter en moyenne entre 3000 et 25 000 euros par intervention. À ce prix de base peuvent encore s’ajouter les frais logistiques comme la location de salle, les déplacements, etc. Pour ce qui est du financement de la prestation, c’est toujours l’employeur qui s’en acquitte. Certains employeurs proposent aux salariés qui quittent l’entreprise soit une indemnité de départ, soit une prestation d’outplacement.

La durée de l’outplacement

La durée de l’outplacement est variable. Généralement, les cabinets d’outplacement proposent des formules d’une durée allant de quelques semaines à une année. D’une manière générale, les formules proposées par les cabinets d’outplacement varient de 3 mois, 6 mois, 9 mois ou une année. Plus la prestation dure dans le temps, plus les chances qu’elle soit une réussite sont nombreuses. Le choix de la formule adéquate dépend de nombreux critères, dont le niveau d’employabilité dans le secteur d’activité. Si vous exercez dans un secteur où le taux d’embauche est élevé, une formule d’une durée de quelques semaines suffit. Par contre, par mesure de sécurité, il est préférable de s’orienter vers une formule d’intervention de 9, voire 12 mois, si la concurrence dans votre secteur d’activité est assez élevée. Certains cabinets proposent aussi des formules à durée indéterminée, c’est-à-dire qui ne se termine que lorsque le bénéficiaire trouve un nouvel emploi. Cette formule est la plus avantageuse pour le salarié en transition professionnelle, puisqu’elle lui offre la garantie de retrouver un emploi à l’issue de la prestation d’outplacement. Comme il s’agit aussi de la formule la plus coûteuse, peu d’entreprises consentent à la financer.