La procédure d’outplacement prend généralement fin lorsque le bénéficiaire trouve un emploi. Pour alléger le coût, la durée de l’outplacement est souvent limitée dans le temps. Voici quelques détails sur la durée d’un outplacement que vous devrez connaitre avant de négocier votre outplacement avec votre employeur.

La durée moyenne de l’outplacement

Il existe deux formes d’outplacement : l’intervention limitée dans le temps et celle qui n’est pas limitée dans le temps. Pour des raisons budgétaires, la première forme est la plus courante. Afin d’aider les employeurs et les salariés en outplacement à choisir la durée idéale, les cabinets spécialisés en outplacement mettent en place différentes formules d’une durée variable. Certains ne durent que quelques semaines, tandis que d’autres durent plusieurs mois. Les formules les plus couramment utilisées en outplacement sont celles qui durent 3 mois, 9 mois et un an. Le choix de l’outplacement limité dans le temps ne permet pas uniquement de réduire le coût, cela évite également que le salarié licencié se complaise dans la situation d’accompagnement et ne cherche pas d’emploi avec une grande ferveur.

La détermination de la durée de l’outplacement

Le coût de l’intervention est l’un des principaux points qui déterminent le choix de la durée de l’outplacement. Toutefois, ce n’est pas le seul critère à prendre en compte. Il ne faut pas non plus perdre de vue la finalité de la procédure, c’est-à-dire le retour rapide de l’employé licencié à l’activité. Le secteur d’activité ainsi que la catégorie professionnelle du travailleur sont d’autres critères qui justifient une durée d’outplacement plus ou moins longue. Si le profil du candidat est à forte concurrence et que le niveau d’employabilité de son secteur est assez faible, il est tout à fait normal de choisir une durée d’intervention plus longue afin de multiplier les chances d’obtenir de résultats probants. Si le profil du candidat est fortement recherché dans son domaine d’activité, une durée d’intervention plus courte est recommandée, puisque cela permet de réduire le coût de l’intervention, sans pour autant réduire la qualité de la prestation. Ainsi la durée idéale pour un outplacement varie en fonction du profil du travailleur qui bénéficiera de l’intervention.

Quand l’outplacement prend-il fin ?

Théoriquement, l’outplacement prend fin lorsque le bénéficiaire trouve un emploi ou démarre son activité professionnelle. Il faut toutefois noter que certains prestataires incluent dans leur intervention une période de suivi post-intégration. La durée de cette période de suivi varie en fonction du secteur concerné. Cette période de suivi qui dure après l’embauche dans une entreprise ou le montage de l’activité vise à aider le bénéficiaire à bien s’intégrer dans l’univers dans lequel il aura désormais à évoluer. La durée de ce suivi post-intégration varie en fonction du secteur d’activité du candidat à l’outplacement. Le suivi peut se faire sous forme de rencontre mensuelle ou à distance, par le biais du mailing et du téléphone.

La durée de l’intervention, stipulée dans le contrat de prestation

La durée finale de l’outplacement convenue entre le cabinet d’outplacement qui prodigue la prestation, l’employeur qui paie l’intervention et le salarié qui en bénéficie, est stipulée dans le contrat qu’ils signent conjointement. Cela est fait dans le but d’éviter les éventuels litiges entre les trois parties. Les différentes situations qui peuvent écourter la durée de l’intervention doivent également être stipulées dans ce contrat. Ainsi, si la prestation prévoit un arrêt de l’outplacement si le candidat trouve une situation avant la fin de la mesure d’accompagnement, cela doit être écrit clairement dans le contrat. Il en est de même pour les éventuelles défaillances du bénéficiaire qui peuvent conduire à l’arrêt de l’accompagnement de la part du cabinet d’outplacement.