L’outplacement, qui consiste en un accompagnement du salarié licencié pour l’aider à retrouver rapidement un emploi, est une prestation présente sur le marché français depuis les années 80 et 90. Le marché de l’outplacement évolue sans cesse pour mieux répondre aux exigences du monde du travail. Voici les dernières tendances constatés sur le marché de l’outplacement.

L’outplacement profite davantage aux cadres expérimentés

En théorie, la procédure d’outplacement (Définition d’un Outplacement)  profite à tous les travailleurs, et ce, peu importe leur catégorie professionnelle. La réalité est pourtant tout à fait différente. D’une manière générale, les missions d’outplacement profitent davantage aux cadres qui bénéficient de plus de 10 ans d’expérience. Une étude menée par Syntec durant le premier trimestre de l’année 2016 confirme cette tendance. Les résultats de cette étude ont révélé que plus de la moitié des candidats à l’outplacement, 54 % pour être plus précis, justifient d’une ancienneté comprise entre 5 et 15 ans au sein de leur entreprise. Pour l’année 2015, le nombre de profils qui justifie d’une forte ancienneté (supérieure à 15 ans) dans leur ancienne entreprise a nettement progressé. Elle représente désormais près de 23 % des salariés licenciés qui ont recours au service d’un cabinet d’outplacement.

L’outplacement touche les travailleurs âgés et hautement diplômés

En parlant d’outplacement, on constate que la procédure concerne très peu les profils juniors. En effet, près de 89 % des candidats à l’outplacement sont âgés de plus de 35 ans. Les travailleurs licenciés qui ont recours à l’outplacement ne sont pas uniquement âgés, ils sont également hautement diplômés. Depuis les années 2000, la part de profils ayant un Bac+5 ou sortant des Grandes Écoles n’a cessé de croître. Si elle ne représentait que 43 % des candidats à l’outplacement en 2000, elle représentait en 2015 près de 70 % des salariés licenciés qui font appel au service d’un cabinet d’outplacement.

La nouvelle rémunération obtenue est supérieure ou égale au dernier salaire perçu

Une étude du marché de l’outplacement en France a permis de révélé que la démarche permettait le maintien d’un même niveau de rémunération. En effet selon toujours l’étude menée par Syntec sur les cabinets d’outplacement, près de 80 % des candidats ont l’opportunité de garder ou même d’augmenter leur niveau de rémunération par rapport à leur poste précédent. Compte tenu du profil de la majorité des candidats à l’outplacement, il est tout à fait normal de constater que le niveau de rémunération constaté est assez élevé. Près de 51 % des candidats à l’outplacement gagnent plus de 75 000 euros bruts annuels, alors que 28 % peuvent même percevoir jusqu’à 100 000 euros et plus par an.

Les PME et les ETI sont à l’honneur

Sur le marché de l’outplacement, les PME et les ETI sont les principaux recruteurs. Près de 3 candidats sur 4, soit environ 72 % des candidats à l’outplacement prennent leurs nouvelles fonctions au sein d’une entreprise de moins de 2000 personnes. Les PME qui comptent moins de 250 salariés se démarquent pourtant du lot puisque près de 38 % des salariés licenciés en outplacement retrouvent un poste en leur sein.

L’entrepreneuriat intéresse les candidats à l’outplacement

L’objectif de l’outplacement est de permettre au salarié licencié de renouer rapidement avec le monde du travail. À ce titre, rien n’oblige le candidat à l’outplacement à devenir à nouveau un salarié d’entreprise. Il peut très bien tenter sa chance dans l’entrepreneuriat. C’est ce qui se passe actuellement. Malgré la frange toujours prépondérante de candidats qui se tournent vers le salariat, une part, encore faible, près de 10 %, renoue avec le monde du travail en devenant entrepreneur. Selon leurs profils, les candidats à l’outplacement qui souhaitent devenir leur propre patron peuvent monter leur propre entreprise ou en racheter une.