Jeune diplômé, cadre chevronné ou ouvrier, salarié ou en recherche d’emploi, faire un bilan de compétences au cours de sa carrière est de plus en plus courant. Il faut dire que c’est un outil qui peut être particulièrement efficace lorsque l’on cherche à donner un nouvel élan à sa vie professionnelle. Qui peut faire un bilan de compétences ? Comment le financer et l’organiser ? Quels bénéfices pouvez-vous en retirer ? Nous vous expliquons tout.

Un bilan de compétences, pour quoi faire ?

Si l’on devait résumer en quelques mots la finalité d’un bilan de compétences, on pourrait dire qu’il a pour objectif de vous donner de nouvelles perspectives professionnelles. Les raisons qui poussent à faire un bilan de compétences sont donc très variées. Parfois, le simple souhait de prendre le temps de faire un point sur son passé professionnel pour réfléchir à l’orientation que l’on veut donner à sa carrière suffit pour choisir de s’engager dans ce dispositif. Le bilan est aussi un outil très efficace pour résoudre les problèmes que l’on peut rencontrer au cours de sa carrière : insatisfactions dans le poste occupé, difficultés pour intégrer le marché du travail, pour obtenir une promotion, perte d’emploi, envie de changer de métier ou de se mettre à son compte, nécessité de réorientation suite à des problèmes de santé ou à des difficultés économiques dans son secteur d’activité etc. Le bilan de compétences est en effet un outil qui permet de trouver des solutions aux différentes problématiques rencontrées. Avec l’aide de votre coach, vous serez tout d’abord à même de prendre du recul sur vos difficultés professionnelles, sans stress et de manière plus apaisée. L’œil neutre et bienveillant de votre coach vous permettra de faire le point sur vos difficultés : identifier la source de vos problèmes et surtout, apprendre à les relativiser et à prendre du recul. Pour cela, le consultant qui vous accompagne a plusieurs outils à votre disposition. En revenant sur votre histoire professionnelle et en passant des tests de personnalité, vous serez ainsi amené à prendre conscience de vos qualités professionnelles comme personnelles et de vos compétences, aussi bien en termes de savoir-faire que de savoir être. Le consultant en bilan de compétences vous conduira à construire de nouvelles perspectives professionnelles en vous basant sur la meilleure connaissance de vous-même que vous venez d’acquérir avec son aide.  A l’issue de ce bilan, vous aurez ouvert des pistes d’action pour résoudre les problèmes que vous rencontrez. Les solutions envisageables possibles issues d’un bilan de compétences sont très diverses et ont pour objectif de répondre de manière personnalisée aux besoins de la personne accompagnée. Cela peut-être un plan de formation, un accompagnement pour apprendre à mieux se présenter, savoir répondre aux attentes d’un recruteur ou de son employeur…  Lorsque la confiance en soi et dans ses compétences professionnelles sont mises à mal, le bilan de compétences permet également de retrouver sa motivation pour se mettre en action et se montrer pro-actif dans son parcours professionnel.

Le second cas de figure où un bilan de compétences peut être particulièrement porteur, c’est en cas de réorientation professionnelle. Ce changement de cap professionnel peut prendre la forme d’un changement de secteur d’activité tout en restant salarié, lorsque l’ennui guette par exemple ou que l’on souhaite évoluer vers d’autres horizons. Une réorientation professionnelle peut aussi prendre la forme d’un changement de statut, bien souvent pour créer sa société et pour passer ainsi de salarié à chef d’entreprise. Lorsque l’on envisage un virage professionnel important, les questionnements sont de plusieurs ordres. Comment trouver un secteur d’activé épanouissant et comment être sûr de son choix ? Mais aussi, comment se donner les moyens de réussir ce virage professionnel et sécuriser son parcours ? Le bilan de compétences permet alors d’alimenter la réflexion préalable nécessaire à tout changement de cap professionnel pour limiter les risques de mauvaise orientation. Il permet en effet de faire dans un premier temps le point sur ses aptitudes, sa personnalité et ses goûts. Dans un second temps, la personne qui effectue ce bilan fait des enquêtes de terrains qui lui donnent une mesure du chemin qui lui reste à parcourir pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée. La démarche est particulièrement intéressante pour les porteurs de projet, qui se rendent ainsi compte des difficultés qui les attend et de la manière d’y remédier. Le bilan de compétences est alors un facteur de réussite complémentaire qui permet de conforter sa motivation et les démarches à entreprendre pour se mettre à son compte.

Quelles que soient vos motivations, le bilan de compétences est un outil qui vous permet de devenir pleinement acteur de votre vie professionnelle et vous apporte des solutions concrètes pour mettre en œuvre les changements qui vous sont nécessaires.

Qui peut faire un bilan de compétences ?

Le bilan de compétences est un droit ouvert à tous qui s’adresse aux salariés quels que soient leur statut et leur secteur d’activité, aux demandeurs d’emploi, aux travailleurs indépendants. Vous pouvez aussi le faire à tout moment de votre carrière professionnelle. C’est néanmoins une prestation payante (de 1 000 à 3 000 € en moyenne) proposée par des organismes spécialisés. Il existe de nombreux dispositifs publics permettant de prendre en charge tout ou partie du coût d’un bilan de compétences, mais il y a pour cela des règles à respecter.

Un salarié du secteur privé peut faire appel au FONGECIF ou à son compte CPF pour effectuer un bilan de compétences. S’il est en CDI, il doit avoir au moins travaillé 5 ans dont les 12 derniers mois pour son employeur actuel. S’il est en CDD, il doit avoir travaillé 24 mois consécutifs ou non, dont 4 mois sur la dernière année. Enfin, un intérimaire doit avoir travaillé 5 ans dont 2028h pour la société d’intérim qui l’emploie au moment de la demande. Un salarié du secteur privé peut faire un bilan de compétences tous les 5 ans. Il peut choisir de le faire en dehors de son temps de travail. Il ne sera alors pas obligé de prévenir son employeur. Si un salarié décide de faire un bilan de compétences pendant son temps de travail, il doit demander l’autorisation de son employeur au moins 60 jours avant le début du bilan par courrier en recommandé avec avis de réception ou avec remise en main propre contre signature. L’employeur a ensuite 30 jours pour donner son accord. A l’issue de ces 30 jours, si vous n’avez pas reçu de réponse, vous pouvez considérer que l’accord de votre employeur est acquis. Votre employeur peut également refuser que vous fassiez votre bilan de compétences sur le temps de travail si vous ne remplissez pas les conditions nécessaires pour le faire ou si cela pose des problèmes d’organisation au sein de l’entreprise. Il peut également vous demander de reporter le bilan de compétences de 6 mois. Si, après plusieurs demandes, vous n’arrivez pas à obtenir l’accord de votre employeur, vous pouvez demander à l’OPCA dont vous dépendez d’intervenir. Un employeur du secteur privé peut enfin proposer à un salarié de faire un bilan de compétences dans le cadre d’un plan de développement des compétences au sein de l’entreprise ou à l’occasion d’un congé de reclassement. C’est alors au salarié de donner son accord en signant une convention tripartite avec son employeur et le prestataire accompagnant le bilan, qui doit être indépendant de l’entreprise qui en est à l’origine. Cette convention doit être signée au moins 10 jours avant le démarrage du bilan. Dans ce cas, l’entreprise qui est à l’origine du bilan de compétences se charge de toutes les démarches de prise en charge et de financement. Si vous êtes en congé maladie ou en congé parental, vous pouvez aussi, sous certaines conditions, effectuer un bilan de compétences. Cette démarche doit alors être compatible avec votre état de santé ou avec le temps nécessaire pour vous occuper de vos enfants. Pour pouvoir vous engager dans un bilan de compétences en étant en congé maladie ou en congé parental, vous aurez besoin d’un avis favorable de votre médecin traitant et de la CPAM.

Contractuels et fonctionnaires travaillant dans la fonction publique d’État ou territoriale peuvent eux aussi faire un bilan de compétences tous les 5 ans avec l’accord de leur employeur. Ce bilan, qui peut être à l’initiative de l’agent comme de son administration, fait l’objet d’une convention tripartite avec le centre de bilan de compétences. S’il est effectué pendant le temps de travail, la rémunération de l’agent est maintenue.

Pour les indépendants, l’accès au bilan de compétences est facilité depuis le 1er janvier 2017, date à laquelle le CPF a été étendu aux professions libérales, à leurs conjoints collaborateurs et aux artistes auteurs. Enfin, les demandeurs d’emploi peuvent eux aussi faire un bilan de compétences à condition d’être inscrits à Pôle Emploi. Sachez néanmoins que l’obtention de la prise en charge du bilan de compétences est soumise à l’appréciation de votre conseiller Pôle Emploi. Ce dernier vous orientera en priorité vers des dispositifs proposés en interne, comme l’ECCP (évaluation des compétences et des connaissances) et le BCA (Bilan de compétences approfondi), avant de vous proposer si nécessaire un bilan de compétences accompagné par un organisme tiers. Les allocations d’aides au retour à l’emploi sont maintenues pour les chômeurs qui font un bilan de compétences.

Quels financements pour un bilan de compétences ?

Si vous cherchez à vous renseigner sur les bilans de compétences, vous tomberez certainement sur des offres de bilan gratuits via internet. Il faut se méfier de ces offres alléchantes qui restent superficielles et ne remplacent pas un travail dans la durée accompagnée par un professionnel pour envisager son avenir professionnel. D’autant plus que, même si un bilan de compétences accompagné par une structure spécialisée a un coût, il existe de nombreux dispositifs de financement. Il est ainsi possible de faire prendre en charge la totalité ou une grande partie du coût d’un bilan de compétences. Alors autant choisir un organisme qualifié pour réussir son bilan de compétences.

Vous avez en effet différentes sources de financement pour faire un bilan de compétences. Leur accessibilité dépend de votre statut au moment où vous en faites la demande. Un salarié du secteur privé peut ainsi faire financer son bilan de compétences par le FONGECIF ou ses heures de CPF, avec parfois l’aide de son employeur. Si vous travaillez dans le secteur public, votre employeur prend en charge le coût du bilan mais peut vous demander de participer à son financement grâce à votre CPF. Le demandeur d’emploi peut quant à lui mobiliser son CPF ou demander une prise en charge par Pôle Emploi. Enfin, un travailleur indépendant a le choix entre un auto-financement du bilan de compétences ou la mobilisation de son CPF.

Si votre employeur est une entreprise du secteur privée qui cotise au FONGECIF, ce dernier peut financer votre bilan de compétences.  Outre des critères comme votre ancienneté dans l’entreprise, vous devez aussi choisir un centre de bilan de compétences agréé par le FONGECIF pour bénéficier d’une prise en charge. Il faut également savoir que le financement par le FONGECIF est plafonné et que ce plafond varie en fonction de la région où vous travaillez. Les FONGECIF sont en effet organisés par région et chacun d’entre eux fixe ses propres priorités de financement des actions d’accompagnement en faveur des salariés en fonction de critères socio-économiques locaux. Certains salariés travaillant dans des secteurs d’activité en crise seront ainsi considérés comme prioritaires pour bénéficier d’un financement d’un bilan de compétences. Si vous faites un bilan de compétences pendant votre temps de travail, le FONGECIF paiera à votre employeur tout ou partie de votre salaire dans la limite de 24h de bilan. Le FONGECIF prend également en charge une partie des coûts de l’organisme accompagnateur.

Deuxième possibilité de financement pour un bilan de compétences, les heures de formation inscrites au titre du Compte Personnel Formation, ou CPF, qui suit un salarié ou un travailleur indépendant tout au long de sa carrière. L’un des intérêts des heures inscrites au CPF est qu’elles n’ont pas de limite de validité et peuvent être utilisées bien après leur acquisition, lorsque l’on se retrouve sans emploi par exemple. Le CPF est alimenté à raison de 500 € par an pour un salarié ou un indépendant qui a travaillé au moins à mi-temps. Votre employeur a la possibilité d’y mettre des fonds supplémentaires. Le CPF est cependant plafonné à 5 000 €. Chaque salarié qui le souhaite peut utiliser le CPF pour financer son bilan de compétences en déposant une demande en ligne comme pour toute formation. Lorsque le compte CPF ne suffit pas à financer le bilan de compétences, vous avez également la possibilité de faire appel à l’OPCA dont vous dépendez pour obtenir des financements complémentaires. Si à la création du CPF au 1er janvier 2015, un salarié a des heures de DIF (Droits Individuels à la Formation) résiduelles, il lui appartient de les déclarer dans le nouveau dispositif CPF. Toute demande de financement pour un bilan de compétences fera d’abord appel aux heures de DIF résiduelles éventuellement complétée par le CPF. N’oubliez pas d’utiliser vos heures de DIF pour une formation ou un bilan de compétences avant le 31 décembre 2020. Après cette date, le DIF sera perdu !

Si le Fongécif et le CPF sont les principales sources de financement du bilan de compétences, il existe d’autres moyens de prise en charge de son coût à ne pas négliger. Les financements via le FONGECIF et le CPF peuvent ainsi être complété par l’employeur ou par des fonds spécifiques, comme ceux de l’AGEFIPH (Association de Gestion des Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées) pour les personnes handicapées. Pôle Emploi peut également prendre en charge le financement d’un bilan de compétences. Pour obtenir la meilleure prise en charge possible de votre bilan de compétences, à vous de vous renseigner auprès de votre entreprise ou des différents organismes dont vous dépendez.

Que contient un bilan de compétences ?

Pour pouvoir être éligible aux différents fonds de prise en charge, le bilan de compétences doit obéir à certains critères. Sa durée ne doit pas dépasser 24h. Il doit de plus être découpé en 3 phases distinctes. La première partie du bilan de compétences, qui prend la forme de rendez-vous avec le consultant qui vous accompagne, vise à faire le point sur votre histoire professionnelle et sur votre personnalité. Le coach chargé de vous accompagner va tout d’abord échanger avec vous sur vos formations, sur votre parcours professionnel et la manière dont vous l’avez vécu. Il va vous aider à vous pencher sur vos succès professionnels comme sur vos échecs. Son objectif n’est alors pas de vous juger mais de vous aider à prendre consciences de vos atouts comme de vos points faibles. La mise en perspective de votre carrière professionnelle est en général complétée par une évaluation de votre personnalité, toujours dans l’optique d’estimer son adéquation par rapport à un travail ou à un secteur d’activité donné. Pour cela, plusieurs méthodes peuvent être utilisées, du test de personnalité en passant par les jeux de rôle ou les mises en situation. Cette première étape est très importante, quels que soient les objectifs que vous poursuivez en faisant un bilan de compétences. Ce travail d’analyse approfondi va en effet servir de fondations pour les étapes suivantes. C’est à partir de ces analyses que le consultant va vous aider à dégager des pistes d’évolution professionnelle, que ce soit dans votre travail actuel, au sein de votre entreprise ou pour une activité professionnelle entièrement nouvelle.

La seconde phase du bilan de compétences est celle où votre investissement va être le plus conséquent. En fonction des conclusions de la première partie du bilan de compétences, vous allez devoir en effet partir à la recherche d’informations sur le métier ou le secteur d’activité envisagé et confronter ainsi vos compétences professionnelles à la réalité du terrain. Pendant cette seconde partie, vous alternerez travail personnel et rencontres avec le consultant afin d’évoquer les conclusions de vos recherches. A cette étape, le coach est là pour vous guider afin que vos investigations soient fructueuses, en vous ouvrant si nécessaire son carnet d’adresses ou en vous aidant à synthétiser les informations. Il vous reçoit en entretien mais peut aussi répondre à vos interrogations par mail ou au téléphone entre deux rendez-vous. Les recherches à effectuer sont de nature très variée en fonction de la personne qui effectue le bilan de compétences. Elles peuvent aussi bien prendre la forme de recherches sur Internet que d’interview de personnes exerçant le métier qui vous intéresse ou d’employeur dans le secteur d’activité visé.

Enfin, dernière étape du bilan de compétences, la synthèse. Pendant cette étape, tout le travail réalisé pendant le bilan de compétence est résumé. Le consultant qui vous a accompagné depuis le début rédige alors un document synthétique sur l’ensemble du bilan de compétences. Vous y retrouverez la teneur de tous vos échanges mais aussi le détail et les résultats des tests que vous avez passés. Il peut également contenir des actions concrètes à mettre en place, comme le choix de formations complémentaires qui vous sont nécessaires. Les recommandations peuvent être extrêmement précises, incluant par exemple le choix d’un organisme de formation et un plan de financement. Lors d’un dernier entretien, le rapport écrit vous est présenté et vous le validerez en compagnie du consultant. C’est un rapport confidentiel qui sera remis uniquement à vous. Il ne peut par exemple pas être divulgué à votre employeur par l’organisme de bilan de compétences. Le consultant est en effet soumis au secret professionnel. Vous avez ensuite toute latitude pour utiliser les conclusions du bilan de compétences afin de booster votre activité professionnelle.

Derrière le cadre légal du bilan de compétences se cache dans les faits une grande flexibilité afin de répondre aux besoins du plus grand nombre. La durée maximale de 24 h du bilan est ainsi adaptée au profil de la personne suivie. De même, un bilan peut s’étaler sur 2 à 3 mois en fonction de vos disponibilités et de vos contraintes à la fois professionnelles et familiales. S’il est nécessaire de garder du temps entre deux rendez-vous afin de faire le travail de réflexion et d’investigation demandé, il ne faut cependant pas pour autant que les rendez-vous de suivi soient trop espacés afin que le bilan de compétences garde toute son efficacité. Pour garder votre motivation intacte du début à la fin du bilan de compétences, il est également important de choisir avec soin le centre de bilan de compétences ainsi que le consultant qui va vous accompagner.

Comment bien démarrer son bilan de compétences ?

Il est important de souligner que le salarié ou le demandeur d’emploi effectuant un bilan de compétences doit avoir un rôle moteur pour que le bilan soit efficace. Dès le choix du prestataire qui va vous accompagner, il est ainsi nécessaire de tout mettre en œuvre pour se donner un maximum de chances de réussir.

Pour connaître les centres de bilan de compétences qui vous sont accessibles, vous pouvez vous adresser à la DRH de votre employeur, mais aussi au FONGECIF ou à l’OPCA dont vous dépendez. Il est également possible de faire appel à d’autres structures comme certains syndicats ou organisations professionnelles ou encore les CIBC (Centre Interinstitutionnel des Bilans de Compétences) présents dans chaque département. A partir des adresses recueillies, vous allez pouvoir faire une première sélection pour ne retenir que les organismes facilement accessibles à partir de votre lieu de travail ou de votre domicile. Faire un bilan de compétences va en effet vous demander du temps et de l’énergie. Si vous rendre dans les locaux de votre organisme accompagnateur nécessite vous fait perdre beaucoup de temps, vous allez rapidement être démotivé ! Un contact téléphonique avec les prestataires présélectionnés va vous permettre ensuite d’affiner votre choix. Bien souvent, vous aurez au téléphone le consultant qui vous accompagnera. Il est donc important que, lors de ce premier contact téléphonique, le courant passe. Vous allez également pouvoir lui demander les modalités pratiques d’organisation et de prise en charge du bilan de compétences ainsi que les outils et méthodes de travail qu’il met à votre disposition. Si vous travaillez ou vivez dans un environnement bruyant, il peut ainsi être intéressant de choisir un centre de bilan de compétences où vous disposerez sur place d’un local pour faire vos recherches. C’est également à cette occasion que vous pourrez vous enquérir des modalités pratiques d’organisation des rendez-vous : quelle est leur durée ? Sur quels jours est-ce possible ? Sur quelles plages horaires ? N’oubliez pas qu’il va falloir vous organiser pour rendre compatibles votre planning de bilan de compétences avec vos contraintes professionnelles et familiales… Votre objectif, à l’issue de cette phase d’enquête téléphonique, doit être d’avoir sélectionné 2 à 3 organismes de bilan de compétences. Une rencontre avec les consultants sélectionnés va vous permettre dans un second temps de choisir celui qui sera plus à même de vous accompagner tout au long de votre bilan de compétences. Ce rendez-vous, appelé entretien préliminaire, est gratuit. Il est important aussi bien pour vous que pour le consultant avec qui vous allez travailler. Vous devez en particulier vous sentir très à l’aise lors de ce premier contact où les échanges doivent rester fluides. Vous ne devez pas hésité à poser toutes les questions qui vous semblent nécessaires sur le bilan de compétences que vous allez faire (organisation, méthodes de travail, etc.) mais aussi sur le parcours professionnel de votre interlocuteur. De son côté, le consultant va valider les raisons qui vous poussent à réaliser un bilan de compétences et vérifier votre motivation. Cet échange lui sert également de base pour vous proposer un accompagnement qui répond à vos besoins. De même, c’est au cours de cet entretien préliminaire que vont vous être rappelés tout le cadre légal du bilan de compétences et les dispositifs de prises en charge financière. Le conseiller peut d’ailleurs si vous en avez besoin vous aider à monter le dossier de demande de financement. A l’issue de cet entretien préliminaire gratuit, vous devez vous sentir entièrement libre de choisir le consultant de votre choix. Ce choix n’est pas à prendre à la légère. N’hésitez pas, si nécessaire, à prendre le temps de réflexion dont vous avez besoin pour arrêter votre décision. Même s’il est possible de changer de consultant en cours de bilan de compétences, ce n’est en effet pas conseillé. Avoir affaire à plusieurs interlocuteurs pour ce travail en profondeur sur votre vie professionnelle nuit à son efficacité. En changeant d’interlocuteur, vous serez en effet dans l’obligation de refaire une partie du travail déjà effectué.

Les clés d’un bilan de compétences réussi

Vous avez choisi le consultant et le centre de bilan de compétences qui correspondent le mieux à vos attentes ? Vous avez obtenu les financements nécessaires ? Bravo ! Vous allez maintenant pouvoir vous engager dans ce processus pour retrouver un second élan professionnel.

Dès le second entretien, l’accompagnement qui vous a été proposé sera validé par la signature d’un document engageant les deux parties et fixant les modalités pratiques du bilan (durée, horaires, lieu…). Vous allez maintenant commencer un travail sur votre parcours professionnel afin de retrouver une nouvelle dynamique ou de vous aider à concrétiser vos projets. Le consultant est juste là pour vous accompagner et pour vous aider dans votre réflexion. Il doit adapter les outils et les actions proposées à vos besoins et à vos contraintes, et non l’inverse. En fonction des conclusions des premiers rendez-vous, il est ainsi courant qu’il soit amené à vous proposer en cours de bilan des méthodes qui diffèrent de ce qui avait été avancé. Cette évolution ne doit pas vous inquiéter. Il est important d’avoir entièrement confiance au coach qui vous accompagne. Dans un bilan de compétence, le consultant a un rôle de facilitateur, d’accompagnateur et non de juge. Il est là pour vous permettre de vous exprimer en toute confiance sur vos succès professionnels, sur vos échecs mais aussi sur la manière dont vous percevez votre environnement de travail, votre entreprise, votre hiérarchie ou encore vos collègues. Il est également là pour vous aider à trouver et à mettre en place des solutions pour résoudre vos problèmes professionnels. La franchise de vos échanges avec le coach qui vous accompagne est un préalable indispensable à un bilan de compétences qui porte ses fruits. Il n’est d’ailleurs pas rare que les échanges débordent de la sphère professionnelle à la sphère privée lors d’un bilan de compétences.

Le deuxième facteur clé dans la réussite d’un bilan de compétences est votre implication et votre participation active tout au long du processus. Cette nécessaire implication est souvent redoutée par les salariés qui ont perdu toute motivation au travail ou confiance dans leurs compétences professionnelles. C’est pour cela que la première partie du bilan de compétences est si importante. Votre consultant vous aidera à dédramatiser les situations difficiles et surtout à prendre conscience de vos atouts pour mieux rebondir ! Dès les premiers entretiens du bilan de compétences, il est important pour vous de prévoir du temps entre deux rendez-vous pour réfléchir à la teneur des échanges avec le consultant et faire mûrir progressivement votre projet professionnel. Cela vous permettra également de poser toutes les questions qui vous sont nécessaires pour progresser lors des rendez-vous suivants.

L’un des objectifs de la première phase du bilan est de dégager des pistes d’actions et de réflexion que vous allez devoir explorer dans un second temps. La deuxième phase du bilan de compétences est en effet celle qui demande le plus d’implication. Il vous sera demandé de fournir un travail personnel important pour confronter les pistes d’évolutions professionnelles envisagées à vos compétences actuelles et à la réalité du marché du travail. Si vous ne prenez pas le temps nécessaire pour fournir le travail demandé, le bilan de compétences aura été vain ! Même si vous savez que le consultant qui vous accompagne est là pour répondre à tout moment à vos questions et vous aider à résoudre les difficultés, il ne fera pas le travail à votre place… Bien souvent, vous constaterez qu’une dynamique s’est mise en place lors des premiers entretiens du bilan et vous verrez que chercher des réponses à vos interrogations est un processus très enrichissant et motivant.

Même si un bilan de compétences n’aboutit pas systématiquement sur des actions concrètes à mettre en place pour améliorer votre vie professionnelle, il aura un impact positif sur votre carrière. L’une des grandes qualités du bilan de compétences est en effet de vous aider à vous mettre ou à vous remettre en action pour devenir acteur de votre vie professionnelle. Lorsque vous avez l’impression d’être dans une impasse professionnelle, il vous aide à trouver la ou les solutions qui vous aideront à rebondir. Si vous ne savez pas comment orienter votre carrière, il vous permet d’envisager de nouveaux horizons professionnels. Si vous êtes porteur de projet, il vous conforte dans votre motivation et dans vos démarches. En prenant le temps de bien le mettre en place et en y investissant le temps nécessaire, le bilan de compétences est idéal pour dynamiser votre vie professionnelle. Vous avez la possibilité d’en faire plusieurs tout au long de votre vie professionnelle. A vous de saisir l’opportunité !